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États-Unis : un Colombien de 26 ans tué par un agent de l’ICE dans le Maine

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Des agents du FBI enquêtent à l’endroit où un Colombien de 26 a été tué par un agent de l’ICE à Biddeford dans le Maine, le 13 juillet 2026. ©AFP

Un agent de la police américaine de l’immigration (ICE) a tué par balle un Colombien de 26 ans dans le Maine, au nord-est des États-Unis. Les faits se sont produits à Biddeford, petite ville d’environ 22 000 habitants, une semaine après qu’un agent de l’ICE a tué par balle un Mexicain au Texas, alimentant la colère contre l’agence chargée de mettre en œuvre la politique de répression de l’immigration de Donald Trump.

Selon le bureau du procureur général du Maine, l’agent participait à une opération d’interpellation liée à une décision définitive d’expulsion lorsque la personne visée aurait tenté de prendre la fuite au volant d’un véhicule en direction du policier. Ce dernier a alors ouvert le feu, blessant mortellement l’homme. Il a précisé que l’agent serait placé en congé administratif, conformément à la procédure en vigueur après toute fusillade impliquant un membre des forces de l’ordre.

Le FBI a aussi indiqué lundi 13 juillet avoir ouvert une enquête. La gouverneure du Maine, Janet Mills, a indiqué que la police de l’État travaillait avec les autorités fédérales pour déterminer les circonstances de l’incident.

Un témoin, Lucas Scott, a déclaré aux médias locaux avoir entendu au moins quatre coups de feu après avoir vu plusieurs agents de l’ICE encercler une berline blanche.

Deux associations, la Maine Immigrants’ Rights Coalition et Presente Maine, qui ont conjointement identifié la victime, ont indiqué que l’homme était autorisé à travailler aux États-Unis. « Nous ne laisserons pas cette mort être réduite à une simple note de bas de page dans les statistiques de cette administration », a déclaré Crystal Cron, directrice exécutive de Presente Maine.

Le département américain à la Sécurité intérieure (DHS), dont dépend l’ICE, n’a pas immédiatement commenté. Le sénateur du Maine Angus King a déclaré aux journalistes avoir appris du secrétaire d’État à la Sécurité intérieure Markwayne Mullin, avec lequel il s’est entretenu, que la victime faisait l’objet d’un mandat d’arrêt lié à son statut migratoire. M. King a réclamé une « enquête complète, transparente et ouverte ».

Des images de la scène dans les médias montraient un périmètre de sécurité établi dans une rue résidentielle, avec un véhicule de la police scientifique stationné à côté d’une tente rouge. Des manifestants ont défilé dans le secteur avec des pancartes proclamant « ICE dehors ! » avant de se rassembler devant les bureaux de l’autre sénatrice du Maine, Susan Collins, membre du Parti républicain.

Rassemblement du lundi 13 juillet 2026 à Biddeford à la suite de la mort d’un Colombien de 26 par un agent de l’ICE.

« Une personne est morte, et ses proches ainsi que les habitants de notre communauté méritent des réponses claires sur ce qui s’est passé », a déclaré le maire de Biddeford, Liam LaFountain, dans un communiqué. « Je mesure la peur et l’incertitude qu’un incident d’une telle ampleur a suscitées dans notre ville », a-t-il ajouté.

Chargés de mettre en œuvre la campagne d’expulsions massives voulue par le président américain Donald Trump, les agents de l’ICE, lourdement armés et le plus souvent masqués, font l’objet de critiques à travers le pays en raison de leurs méthodes agressives, ainsi qu’après la mort par balle de deux citoyens américains à Minneapolis cette année.

Un Mexicain tué par l’ICE à Houston, le FBI cache des preuves

Une semaine après la mort d’un ressortissant mexicain de 52 ans, tué par l’ICE, la police de l’immigration, à Houston, au Texas, l’affaire continue à faire des remous. Selon le département de la Sécurité intérieure, l’homme aurait « refusé d’obtempérer lors d’une opération de contrôle ». Mais les doutes planent sur les circonstances exactes de sa mort. Et les autorités locales indiquent que le FBI leur refuse l’accès aux preuves.

Les autorités de Houston réclament en priorité l’accès à la camionnette que Lorenzo Salgado Araujo conduisait lorsqu’il a été abattu. Mais à en croire le procureur, les seuls éléments dont il dispose sont ceux que les autorités fédérales veulent bien partager sur les réseaux sociaux.

Le véhicule pourrait pourtant aider à faire toute la lumière sur ce décès, le troisième causé par l’ICE depuis le début de l’année. D’autant que le département de la Sécurité intérieure n’a pas diffusé les images de la fusillade, et aucun des agents ne disposait de caméra corporelle.

Selon la version officielle, le ressortissant mexicain aurait percuté la voiture de la police de l’immigration et tenté de renverser un agent. Une version contredite par les témoignages des trois compagnons de la victime, interpellés lors de l’opération et toujours placés en détention. D’après eux, ce sont les agents fédéraux qui ont percuté la camionnette et le coup de feu a été tiré alors qu’elle était déjà à l’arrêt. Mais sans accès à la camionnette, aux témoins et au corps, déjà récupéré par les pompes funèbres, difficile pour les autorités locales de tirer l’affaire au clair.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV